Bonne année … de la Foi !
12 octobre, 2012   //   Par :   //   billets   //   Les commentaires sont fermés.   //   2017 Vues


« Redécouvrir la joie de croire et retrouver l’enthousiasme de communiquer la foi est nécessaire. (…) La foi grandit quand elle est vécue comme expérience d’un amour reçu et quand elle est communiquée comme expérience de grâce et de joie. »
 (Benoit XVI, Porta Fidei, n°7).

Par ces mots introduisant « l’année de la Foi », Benoit XVI nous rappelle une donnée essentielle : notre foi se vit dans la joie ! Autrement dit, « un saint triste est un triste saint » (saint François de Sales). Être croyant, c’est témoigner à temps et à contretemps que Dieu nous rend heureux. Et en sommes-nous réellement convaincus ? Il ne s’agit pas de se créer une joie « artificielle », surfaite, comme un sourire béat que l’on se croirait obligé de donner 24h/24 … Mais la joie est un critère – sinon le critère – d’une foi qui se communique.

Et c’est tout le problème du jeune homme riche (cf. Mc 10,17-30) ! Il repart tout triste. D’aucuns diront que c’est le fruit de sa non-réponse à Dieu, ou de son péché. Loin de se situer d’abord sur une approche moralisante de ce texte, reconnaissons tout simplement une chose : la joie ne se trouve qu’en Dieu ! Le « jeune homme riche » de ce dimanche n’est pas d’abord tout triste d’avoir de grandes richesses (quelle lecture simpliste, pour ne pas dire autre chose … !). Il n’est pas triste, non plus, parce que Jésus lui demande de vivre en pauvre. Il est triste parce qu’il se suit lui-même alors que Jésus l’invite à suivre un autre que lui-même : Lui, Dieu.

La joie du croyant, comme la joie de tout homme d’ailleurs, réside dans le don de soi aux autres, et à l’Autre, avec un grand A, puisque, comme le dit aussi Jésus, selon saint Paul : « il y a plus de joie à donner qu’à recevoir » (Ac 20,35).

Demandons ensemble cette grâce au Seigneur : il en va de notre témoignage et de notre crédibilité aux yeux du monde. Comme le disait Nietzsche : « je croirai quand je verrai les chrétiens plus heureux ». Puisse cette année de la Foi être une année de joie ! Le monde attend notre joie : la lui refuserons-nous ?

P. Cédric Burgun

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