Qu’est-ce qu’aimer ?
21 octobre, 2011   //   Par :   //   billets   //   Les commentaires sont fermés.   //   1907 Vues

En référence à l’évangile de dimanche 23 octobre : cette question demeure !

Cette question est et sera toujours la question essentielle de l’homme. De tout temps, l’homme sait qu’il est créé pour aimer et que la recherche de cet amour est le but de sa vie. Notre cœur bat tous les jours au rythme de l’amour, en positif ou en négatif : en positif, quand nous vivons de l’amour donné et reçu … En négatif, quand nous sommes en attente et en souffrance d’un amour désiré …

Qu’est-ce qu’aimer ? Que signifie ce mot si familier aujourd’hui, si convoité, si galvaudé, si malmené … N’est-il pas devenu le passe-partout de notre inconscient collectif ? N’est-il pas devenu une des armes les plus efficaces du relativisme ambiant ? N’est-il pas devenu une mode comme une chanson que l’on fredonne sans cesse sans même se demander ce qu’elle signifie ?

Qu’est-ce qu’aimer ? Nous aimons le chocolat, nous aimons le sport, nous aimons notre chien, nous aimons notre conjoint, nous aimons notre musicien ou chanteur préféré, nous aimons nos enfants … Un même mot pour tant de réalités différentes !

Qu’est-ce qu’aimer ? Est-ce vraiment ce sentiment qui nous habite et qui devient la norme morale pour chacune de nos situations ?

Nous savons bien au fond de nous-mêmes qu’aimer n’est pas un but en soi quand il est tourné vers la seule réalisation de mes désirs.

De tout temps, les saints nous ont montré le chemin : saint François embrassant le lépreux ; bienheureux Maximilien Kolbe offrant sa vie dans le bunker de la faim à la place d’un père de famille ; Mère Teresa allant vivre en Inde au milieu des pauvres, le bienheureux Jean-Paul II allant jusqu’à offrir son pardon à celui qui tenta de l’assassiner ; etc. etc. comme tant d’anonymes aussi – mais jamais anonymes aux yeux de Dieu d’ailleurs – qui font de leur vie un acte d’amour en esprit et en vérité.

L’amour sera toujours, et d’abord, un dépassement de soi, un don de soi, un don à l’autre pour que cet autre, mis en avant et en premier dans ma vie, vive, avance vers le bien, vers un mieux, vers sa fin. L’amour ne souffrira jamais qu’un autre puisse souffrir sans s’unir à sa souffrance. L’amour, à l’image du Christ, sera toujours cette force qui nous poussera à nous substituer à un frère, à son conjoint, à un ami, à un inconnu, pour que celui-ci souffre moins et vive ! De tous les temps, c’est bien le seul exemple universel qui rassemble tous les hommes et qui témoigne de notre unique vocation : nous sommes faits pour aimer !

P. Cédric BURGUN

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