« Qu’est-ce qui se passe après ? »
1 novembre, 2009   //   Par :   //   billets   //   Les commentaires sont fermés.   //   2265 Vues

Cette question habite chaque homme et chaque de femme. Cette question traverse les âges, les temps, les civilisations, les sociétés. Elle habite tous nos contemporains et elle habitera ainsi le cœur de tous ceux qui nous suivront sur notre terre. Petit, je me souviens qu’elle a habité ma prière et mon cœur d’enfant. Très tôt, j’ai été attentif aux écrits des saints, à leur pensée et à leur prière pour comprendre ce beau mystère du Ciel. A cette époque, les prêtres de ma paroisse étaient vigilants à former nos cœurs et nos intelligences pour que leurs paroissiens soient résolument tournés vers le Ciel !

Frères et sœurs, nous ne sommes pas faits pour vivre sur cette terre ! Cette conviction m’habite depuis mon plus jeune âge. Dans l’expérience que j’ai faite de l’amour du Seigneur à l’âge de 8 ans, j’ai toujours eu ce désir de rencontrer Dieu, de le voir face à face, de « l’embrasser », comme dit sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. Naïf de cette naïveté d’enfant qui plaît au Seigneur, je voulais avoir une apparition de Jésus pour le voir. Il a, depuis, purifié mes désirs d’enfants …

Mais ce désir ne m’a jamais quitté. Comme dit le psaume 84, 3 : « Mon âme soupire et languit après les parvis de Seigneur » et plus loin : « Mieux vaut un jour en tes parvis que mille à ma guise » (v.11).

Dans ma vie spirituelle, le Seigneur a su me faire désirer le Ciel et le comprendre quelque peu. Aujourd’hui, je ne lui demande plus d’apparition évidemment, mais je lui demande la seule Grâce qui nous ayons à lui demander : « Jésus, souviens-toi de moi, lorsque tu viendras avec ton royaume. » (Lc 23, 41).

Frères et sœurs, nous ne sommes pas faits pour vivre sur cette terre ! Que cette fête belle solennité de la Toussaint, mais aussi la commémoraison de tous les fidèles défunts (le 2 novembre), nous donnent de vivre plus passionnément pour notre salut. Ce dernier – notre salut – n’est pas si automatique, comme on voudrait nous le faire croire ! Celui de nos défunts non plus. Comme nous, et plus que jamais, ils ont besoin de prières et d’offrandes pour terminer de se purifier, avant d’accéder à ce beau face à face : celui de l’Amour.

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